Des records de chaleur de plus en plus étendus sur le globe

Sommes-nous désormais dans une marmite ? En tout cas, une superficie de plus en plus importante de la planète bat ses records de chaleur tandis que les records de froid sont devenus quasiment nuls…

Evolution de la surface terrestre impactée par des records mensuels de chaleur (en rouge) et des records mensuels de froid (en bleu) pour les mois de mars, entre 1951 et aujourd’hui. Doc. NOAA

Qu’il s’agisse des continents ou des océans, la superficie du globe concernée par des records mensuels de chaleur explose depuis le début du siècle tandis que les records de froid tendent vers zéro ! C’est ce qui ressort d’agrégations de données que publie, depuis août 2019, l’agence américaine National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Ainsi, pour le mois de mars 2020, par ailleurs deuxième mois de mars le plus chaud depuis le début de l’époque industrielle, plus de 8,17% de la surface terrestre a connu une température moyenne record: 6,67% de la surface des continents, 8,96% de la surface des océans.

A ce jour, seule devant 2020, c’est l’année 2016 qui, affectée par un puissant phénomène El Nino, affiche les plus grandes superficies où les températures moyennes de mars ont battu leurs records: 13,5% de la surface des terres, 16,5% de la surface des mers, 15,47% de la surface du globe. Record toutes catégories: plus de 20% de la surface terrestre pour le mois d’octobre 2015 !

Des records de froids de plus en plus rares

D’autres part, les statistiques publiées chaque mois depuis août dernier par NOAA montrent toutes, sans attendre les moyennes saisonnières et annuelles que l’agence américaine doit également publier, un net décrochage, depuis le début de ce siècle, entre les records de chaleur des moyennes mensuelles et les records de froid, et avec une ampleur qui s’accroit désormais rapidement.

Ainsi, alors que les records de froid dominaient globalement au XXe siècle, au moins depuis 1951, début de ces suites statistiques, la tendance est maintenant totalement inversée. Les records de chaleur sont ainsi passées de quelques petits pourcents au pire de la superficie terrestre à des valeurs pouvant de plus en plus couramment approcher sinon dépasser les 10%, avec une tendance comparable entre les continents et les océans.

Dans le même temps, la superficie où des records mensuels de froid ont été enregistrés a totalement fondu. Ainsi, mars 2020 marque le 11ème mois de mars consécutif durant lequel tous les records de froid enregistrés ont concerné moins de 1% de la superficie de la planète, toujours selon NOAA. Durant ce mois, aucune terre n’a connu de tel record tandis que seule une petite partie de l’Atlantique Nord, représentant 0,1% de la surface des océans, a battu son record de froid. En février, alors que plus de 7% de la surface des océans et 6% de surface des continents battaient des records mensuels de chaleur, aucun endroit n’a était plus froid que jamais depuis qu’on y fait des mesures. Même constat en janvier alors plus de 8% des mers et un peu moins de 7% des terres battaient leur record de chaleur. Par comparaison, en janvier 1951 les records mensuels de froid occupaient plus de 6% de la surface de la planète tandis que les records de chaleur tendaient plutôt, eux, vers zéro… Question: avec une telle dynamique, la Terre est-elle en passe de devenir une étuve?

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3 réflexions sur « Des records de chaleur de plus en plus étendus sur le globe »

  1. Ping : Des records de chaleur de plus en plus étendus – Enjeux énergies et environnement

  2. Et le world economic forum en Davos janvier, 2020 ne parle que de l’économie sans plus. Il faudrait un world scientific forum à la place où il parlent des vraie enjeux !

  3. Ping : 2020: l’été le plus chaud de l’hémisphère nord | Dr Pétrole & Mr Carbone

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